Hotel Park Hyatt NYC

Quand j‘avais découvert l’hôtel Park Hyatt NYC à son ouverture fin août 2014, à l’occasion d’un breakfast et d’un teatime, j’avais eu un véritable coup de cœur pour le design intérieur, les espaces lumineux conçus à la manière d’un loft new-yorkais, les matériaux sobres, les compositions jouant sur les agencements angulaires, les luminaires sublimes : le travail de l’architecte d’intérieur Yabu Pushelberg m’avait enthousiasmée. La piscine spectaculaire de 18m entièrement vitrée avec vue sur la skyline avait fini de me convaincre de séjourner quelques jours au Park Hyatt. Rêve réalisé ce mois d’avril 2015, avec un accueil des plus attentionnés, que de détails pensés, du check-in au check-out (prolongé jusqu’au soir avant un vol retour de nuit), pour une parenthèse magique. 

Le Park Hyatt NYC occupe les 25 premiers étages de la fameuse tour one57 achevée en 2014, qui est actuellement la plus haute construction résidentielle (306m, la hauteur de la Tour Eiffel) et aussi la plus chère s’agissant des appartements vendus. Ce building a été construit par l’architecte français Christian de Portzamparc, et les parties intérieures ont été designées par le new-yorkais Thomas Juul-Hansen. Cette réalisation immobilière hors normes est composée d’une cascade de panneaux de verres de différentes teintes du plus clair au plus foncé, évoquant le motif d’une robe du tableau de Klimt qui inspira le projet. Depuis quelques années, se joue à midtown, et en particulier sur cette 57eme rue, une concurrence de projets immobilier rivalisant de hauteur et de luxe. Sept gratte-ciel vont renouveler la skyline, caractérisés par leur forme ultra mince. La 432 est en fin de construction sur Park avenue et va détrôner la one57, on attend aussi la tour Steinway, et encore plus extravagante la NordStrom qui culminera à 520m. 

L’histoire architecturale est un angle que je trouve passionnant pour aborder une ville en ce qu’elle peut avoir d’emblématique des mutations de la civilisation. Les architectes concentrent tout une pensée du vivre-ensemble, une pensée effective qui imagine, avec parfois un grain de folie qui bouscule, nos modes de vies futurs, bien mieux, souvent que les sociologues et philosophes. Une pensée pro active qui met en œuvre, qui crée et c’est pourquoi elle mérite toute notre attention. Je recommande d’ailleurs à ce propos la lecture de l’ouvrage de l’architecte Rem Koolhaas, NewYork délires, qui retrace l’histoire architecturale de NYC et les projets fous qui ont contribué à faire de cette ville un monde à part. 

Revenons à notre séjour au Park Hyatt : les chambres sont immenses, un espace vestiaire dressing avec une grande malle de voyage en bois et cuir, un espace mini-bar grand comme une kitchenette avec frigo double porte et nécessaire à boissons chaudes, une salle de bains avec baignoire centrale devant une baie vitrée avec vue (penser à fermer les stores si vous prenez un bain moussant nocturne !!!) et douche spacieuse. Produits de soins extra. Une literie de qualité comme on sait la proposer aux US, un espace de travail. Incroyable.

La piscine et le jacuzzi, je vous laisse les découvrir en photos, et les vestiaires autour sont de vrais salons de beauté. La salle de Fitness est très bien équipée, de l’espace entre les appareils, une vue sur Manhattan, des boissons, des fruits à disposition et des serviettes fraîches au réfrigérateur : it´s all about details. 

Le restaurant de l’hôtel, The BackRoom at one57, est supervisé par le chef Sebastien Archambault (formé à l’école Ferrandi et dans les cuisines de Jean Francois Rouquette), avant d’ouvrir son restaurant rapidement étoilé en Corse puis d’évoluer au sein du groupe Hyatt, notamment au restaurant de l’hôtel Andaz west Hollywood à LA, et au Park Hyatt Washington). Il est assisté en pâtisserie de Scott Cioe, un vrai chef pâtissier et cela se ressent dès le petit déjeuner où le french toast (notre gourmandise favorite du matin) n’a rien de standardisé. C’est une création de chef, un bread pudding travaillé en french toast avec crème de pain d’épices. Délicieux. Au dîner un foie gras bien fondant avec de savoureux condiments. En dessert, un semifreddo déstructuré chocolat, café, kumquat confit. Au bar the living room, qui propose un teatime original avec éclairs salés et sucrés, on peut aussi se régaler de petites assiettes : ce poulpe ultrafondant me laisse un souvenir inoubliable, et les glaces au lait concentré et au chocolat étaient juste divines, texture fine et veloutée, saveur grand cru, extra. 

Bien sûr, quand je séjourne à NYC c’est pour profiter de l’énergie de cette ville, explorer de nouveaux quartiers, nouvelles rues, découvrir de belles adresses, me régaler, apprécier l’atmosphère courtoise et enthousiaste, passer de bons moments entre amis, admirer des créations… Et je reste très peu à l’hôtel, d’autant plus que NYC me rend insomniaque tant l’envie de profiter de chaque seconde est intense. Mais une parenthèse extraordinaire, dans cet hôtel, c’est juste awesome, perfect. J’ai « enjoy » chaque minute. A propos, « enjoy », cette jolie invitation qu’on lance à quelqu’un qui est sur le point de passer un agréable moment, n’a pas de traduction réelle en français… C’est un symptôme, non? Moroses, jaloux, les frenchies? Un peu. En tous cas, quand je rentre de NYC et que je débarque à Charles de Gaulle, je me dis à chaque fois, pas de doute, je ne suis plus à NYC!

Park Hyatt NYC 153 w 57st Site web

  
        


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