Gourmandise et cinéma à Lyon : La Maison Sève célèbre les 120 du cinématographe Lumière

Cette année nous fêtons les 120 ans du cinématographe inventé par les frères Lumière (quel beau nom pour des génies de l’image !). A l’origine c’est dans le quartier Monplaisir que les frères commencèrent à fabriquer les plaques sèches pour photo instantanée qu’ils avaient mises au point. Ils habitaient une grande villa bourgeoise et le hangar de l’usine était situé juste à côté. C’est là qu’ils inventèrent le cinématographe et qu’ils réalisèrent leur premier film, « Sortie d’Usine », où l’on voit en une très courte séquence les travailleurs sortir du célèbre hangar. Trois versions furent réalisées au cours de l’année 1895, et pour marquer les 120 ans du cinématographe sera dévoilé le 29 septembre prochain le travail de restauration de 114 films Lumière disponible désormais en DVD et Blue Ray. De véritables trésors issus des collections du musée de l’Institut Lumière qui occupe aujourd’hui la villa et le hangar, et où se tient chaque année le Festival Lumière, mais aussi des conférences, séminaires, expositions temporaires et événements culturels, sous la direction de Thierry Frémeaux et la présidence de Bertrand Tavernier. Les lyonnais se mobilisent pour cette année de célébration, et pourquoi ne pas associer cinéma et gourmandise ? Le chocolatier Richard Sève crée une bûche hommage au cinématographe pour ce Noël 2015. Comme le souligne son épouse Gaëlle, culture et gourmandise, voilà ce qui nous réunit et nous rapproche, et les frères Lumières étaient d’ailleurs de bons vivants qui festoyaient régulièrement autour de grandes tablées de convives dans la verrière d’hiver de leur villa. C’est là que l’équipe de l’Institut Lumière et celle de la pâtisserie Sève nous ont accueillis pour découvrir et déguster cette création gourmande, après une séance de cinéma où nous avons pu visionner les trois versions de Sortie d’Usine, aboutissement d’un précieux travail de restauration. Après avoir goûté aux macarons salés (une spécialité de la maison Sève, et j’avoue que le foie gras me plaît beaucoup, avec cet effet sucré-salé), place au dessert de fête. Les bûches sont installées sur des pellicules de film qui nous rendent nostalgiques du temps des projectionnistes et de leurs rituels. Véritables oeuvres d’art, ces bûches, dont l’écrin croquant est constellé d’images des instruments de cinéma et autres emblèmes des frères Lumière. Les entremets Sève sont toujours de magnifiques créations graphiques, que ce soit en taille individuelle ou à partager, et la formation de Gaëlle Sève passée par les Beaux-Arts de St Etienne, la ville du design, n’y est peut-être pas étrangère… En tous cas, j’étais impatiente de découvrir cet que cet écrin cachait et j’ai été comblée, gourmande de chocolat que je suis. Un biscuit au chocolat sans farine léger comme tout, un insert crémeux caramel beurre salé, une feuilletine pralinée pour le croquant et une saveur très torréfiée, un sabayon au chocolat noir d’Amérique du Sud 70%. En matière de chocolat, il faut dire que Richard Sève visite régulièrement les plantations de fèves de cacao pour sélectionner les crus qui seront la matière de ses chocolats. Ses tablettes sont reconnues par les croqueurs de chocolat, et outre les grandes origines, on trouve des compositions plus ludiques avec par exemple la tablette aux pralines roses (oui, on est à Lyon!). J’avoue, je fais des provisions pour ma consommation qui est indécente, et j’ai aussi un petit rituel quand je prends l’avion à Lyon StExupéry, j’achète toujours une tablette Sève au duty free de l’aéroport pour le voyage, ceux qui me connaissent bien le savent, ma phobie de l’avion justifie tous les prétextes… On peut aussi déguster les pâtisseries Sève dans la boutique du quai St Antoine à Lyon qui compte quelques petites tables et depuis peu dans le café Sève des Galeries Lafayette Part-Dieu. Mes préférés sont le S, une mousse au chocolat entre deux coques macarons, et le baba chocolat rhum raisins dont je vous ai déjà parlé ici. Les pierres des Monts d’or sont aussi une spécialité extra : praliné à l’ancienne, feuilletine pralinée aux noisettes du Piémont, enrobé d’une meringue royale. Et pour Noël, la bûche Lumière très chocolat va émoustiller mes papilles, mais une autre me tant bien aussi, c’est la bûche montagne biscuit viennois cacao, compotée de cerises, mousse chocolat noir du Pérou, croustillant chocolat au lait et ganache vanille de Madagascar, vivement noël (enfin, les bûches sont disponibles en boutique à partir du 8 décembre et on a le droit de faire la fête un peu en avance, non ? d’autant que le 8 décembre à Lyon, c’est la fête des Lumières, et c’est aussi une bonne occasion de déguster la bûche Lumière !). Toutes les infos sont sur le site web de la Maison Sève


  
  
  
  


  

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