Gourmandises à Paris, saison d’hiver 

Il faut bien trouver un peu de réconfort en hiver… D’accord, tous les prétextes sont bons, mais le froid nous donne quelques bonnes raisons de succomber à la gourmandise! On a croqué cette fameuse tartelette au chocolat de Jean-Paul Hevin qui est selon le figaroscope la meilleure de Paris. Verdict? Un peu déçue, à vrai dire. Aucun doute quant à la qualité et à la fraîcheur, mais j’ai trouvé la garniture chocolat très très mince par rapport au fond de pâte sablée. La ganache chocolat corsée est extra mais si peu présente en bouche… Et le glaçage est trop collant, trop caramel salé. Définitivement ma tarte au chocolat préférée reste celle de Pierre Hermé qui est parfaite, pâte très fine avec un peu de semoule qui croustille, ganache corsée au chocolat grand cru Venezuela très généreuse.

  
  

Goûté aussi, le cube de mousse chocolat Hevin, mousse chocolat noir dans un écrin chocolat au lait. Mousse aérienne, grand cru, très bon mais très prévisible aussi. 

  

Chez Pierre Hermé, j’ai adoré une création de saison, le carré blanc, une mousse mascarpone aérienne et veloutée, au sirop d’érable, et un cœur de poires sur un confit d’airelles qui apporte une touche acidulée. Léger et subtil. 

   
 

Bien sûr, je n’ai pas résisté au millefeuille « 2000 » praliné, moi qui a priori n’aime ni le feuilleté ni le praliné. Autant dire que le chef a du talent, puisque je me damnerais pour ce deux mille feuilles, croustillant et caramélisé au feuilletage léger qui ressemble à une crêpe dentelle. La mousseline pralinée est particulièrement savoureuse, noisettes extra et bien torréfiées, la couche de praliné est croquante. Le jeu de textures et saveurs est inoubliable.

  

À côté de celui de Pierre Hermé, le millefeuille du café Pouchkine ne nous laisse pas un souvenir très agréable… On passe.

  

L’éclair de La Maison du Chocolat est, je pense, mon éclair préféré avec celui de Bernachon à Lyon, le crémeux chocolat est d’une intensité inoubliable. Et l’accueil, dans les boutiques, que ce soit à la Madeleine ou à Cannes (où je passe souvent) est délicat et attentionné. 

    

En hiver, impossible de résister au chocolat chaud épais et oncteux, peu sucré, de Ladurée, avec sa divine chantilly velours. Une envie régressive, au petit déj comme au goûter, de leur pain perdu qui est l’un des plus simples et les mieux réussis de Paris, réalisé avec leur brioche mousseline. Et un baba aussi, bien équilibré mais sans surprise, qui rejoindra la longue liste de ceux qui nous ont régalés. 

      

Nous avons enfin goûté le fameux St Honoré de Cédric Grolet au Meurice, lors d’un teatime de gourmandes. J’ai préféré son Paris Brest vanille dégusté lors d’un précédent passage. Il me semble que la miniaturisation altère beaucoup la gourmandise de ce StHo, les choux sont tellement minis que le jeu de textures et saveurs devient illisible au palais. J’ai croqué une cuillère de la galette des rois à la coriandre (en touche discrète), la fameuse noisette (extra et incroyablement esthétique), mais je reste inconditionnelle de son ParisBrest léger comme un nuage dans un chou craquelin croustimoelleux. Les madeleines servies par la pâtissière à même la plaque, juste sorties du four, un régal.    

   
   

La tarte à la crème de la pâtisserie Liberté ne m’a pas particulièrement emballée, rien de mieux de deux textures de crème (pâtissière, chantilly) posées sur un fond de tarte. Je reconnais tout de même que la chantilly à la crème d’Isigny est extra, avec une agréable pointe d’acidité. Par contre j’ai beaucoup aimé le pain au chocolat pour le petit déj ou le goûter : un vrai pain boulanger au cacao, renfermant des pépites de chocolat, un régal.

  
  

Chez Angelina, déception : tout ce que j’ai goûté m’a semblé assez fade, et les textures peu convaincantes, très « production en grande série »…. Forêt noire revisitée, Charlotte poire chocolat ou St Honoré. Perplexité.

      
  

En hiver, on peut aussi avoir envie de glaces, surtout quand elles sont extra et que les parfums sont de saison. Une glace à Paris que nous avons découvert à son ouverture en début d’été dispose maintenant d’un salon de dégustation, l’accueil et le conseil sont très chouettes, glace potimarron cannelle et chocolat Madagascar. Et bien sûr, incontournable pour moi, la saison du marron glacé de Berthillon avec sa touche de rhum. Les glaces Berthillon, définitivement mes préférées.

   
 
  

Tout ceci défie les lois du diététiquement correct qui sévit, et n’obéit qu’à celles de la gourmandise…

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2 commentaires

    • Mais oui, ce corner nous manque même si ce n’était que pour les macarons et cakes… Et si tu as l’occasion du. Thé et patisserie au Meurice pour goûter les merveilles de Cédric Grolet, c’est un moment extra, mais certes, qui a son prix…

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