Elmer, Paris, encore un « septimien » qui nous enthousiasme 

Si vous avez, comme nous, aimé la cuisine créative de Bertrand Grebaut chez Septime, si vous avez passé un déjeuner en agréable compagnie chez d’anciens acolytes du chef ayant ouvert leur propre table (Gare au gorille) l’an dernier, vous allez sans tarder découvrir une nouvelle adresse de la galaxie des septimiens : Elmer. On retrouve les codes du genre : façade nue, sans enseigne, sans nom, mais avec la même lanterne que les initiés reconnaîtront. L’espace est aéré, on respire, l’architecture intérieure est l’œuvre de Aude Gros-Rosanvallon, designer indépendante formée à l’école Pierre-Yves Rochon. Avec bien sûr une verrière avec vue sur ce qui se trame en cuisine, autour de la rôtissoire qui va fumer viandes et légumes. Le service est chaleureux, on discute, d’autant que la carte ne manque pas d’ingrédients et condiments que l’on connaît peu. On va se régaler, le chef Simon Horwitz n’est pas seulement un ancien de Septime, il a affuté ses ustensiles chez Wahid (Oustau) Meneau, et d’autres, avant un tour du monde pour se laisser influencer par le meilleur des nouvelles cuisines. En entrée, ce sera moules de bouchot et poires de terre (goût de pomme de terre mais texture de poire en effet), chou fleur fumé taillé à la mandoline, un sauce à l’estragon me semble t’il. L’amie des bonnes adresses récidive avec le maquereau comme chez Neva, grillé avec des poireaux et céleri. Les viandes sont extra, rosées à la perfection, que ce soit la canette de Challans à la butternut fumée et endives crues / cuites pour moi ou le veau au racines de persil et choux de Bruxelles pour Foodie Froggy. Les assiettes sont belles, graphiques et colorées. Papotages entrecoupés de miams (si vous voulez tout savoir on se dit qu’on pourrait faire un AR à Londres pour un déjeuner à la nouvelle table de notre Frenchie Greg Marchand). Et les desserts ? La chocolatomane que je suis a reçu un shoot avec cette ganache dense et corsée qu’un sorbet au fromage blanc onctueux accompagnait en donnant une touche de légèreté et d’acidité. Clémentine et patate douce violette (la recherche de nouveaux légumes !) nappées d’un caramel demi sel à verser. Notre charmant serveur nous confiera avoir vu certains terminer le petit pot avec des boulettes de pain, puis avec les doigts. Café et meringues à la sauge. Excellente adresse, cet Elmer nous fait barrir de plaisir.

Elmer, 30 rue ND de Nazareth Paris 3 Site web











 


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