Lowlife, NYC, la cuisine expérimentale d’Alex Leonard

A NYC comme à Paris, les jeunes chefs agitent la scène gastronomique avec une cuisine d’auteur ou expérimentale, décomplexée, et dynamisent de nouvelles zones de gentrification urbaine. Brooklyn et le LowerEastSide sont les lieux de prédilection, ou les ouvertures vont bon rythme et entretiennent un buzz incessant. Un anniversaire à fêter et nous voici attablés à Lowlife, quelques semaines d’existence et objet de la dernière sacro-sainte critique du NYTimes. Sentiments mitigés mais toutefois élogieux du critique qui décerne une étoile, pour la cuisine créative d’un chef qui n’est pas inconnu : Alex Leonard est en effet l’ancien chef de cuisine de Blanca, restaurant 2 étoiles michelin et 3 étoiles NYT du quartier Bushwick à Brooklyn. Le chef s’est associé à Hugh Crickmore (ex Mas Farmhouse) pour ouvrir Lowlife en novembre dernier dans le Lower East Side. Il propose une cuisine très technique, jouant les associations de saveurs expérimentales avec un tropisme végétal qui nous fait penser à Prairial à Lyon. On le compare aussi volontiers à Alder, la table bistronomique du chef Willy Dufresne qui nous avait laissé une impression perplexe (fermé aujourd’hui, on attend avec impatience le développement des nouveaux projets de WD). Le chef élabore lui-même ses vinaigres, pickles, kimchi, produits laitiers. Le décor est un improbable mix entre chalet de montagne tout en boiseries et loft industriel, avec une cuisine ouverte au milieu de la salle. Les assiettes : herbes sauvages, parmesan consommé de légumes qui se présente en gelée et qui a je crois agréablement bousculé les attentes. Sardines chimichurri qui ont emporté l’adhésion, avec des saveurs très marquées. Pour la part, une composition plus classique de StJacques d’une qualité et d’une fraîcheur extra en carpaccio relevées par des pickles de chanterelles et pamplemousse, je trouve ce travail sur les saveurs aigres, amères, iodées, très réussi. Pour suivre, pintade en saucisse, carottes, moutarde et sauce au pain qui semble avoir régalé. La majorité se laisse tenter par le homard poché, artichauts et taragon. Vraiment excellent avec des saveurs très bien associées, ici dans la douceur et non dans le contraste. Les desserts sont surprenants : compote de cranberry, black lime et granité de lait cru pour moi, mais le dessert qui a emporté les suffrages et que j’ai goûté aussi était une panna cotta revisitée au céleri et à la poire… La tarte pomme au vin, gingembre et dulce de leche était plus attendue, quoique révélant elle aussi des saveurs plus complexes. Nos impressions sont beaucoup plus enthousiastes que celles du billet du NYTimes, et nous décernons deux étoiles sur l’échelle du célèbre journal, avec le regret d’avoir fait l’impasse sur un plat signature qui. Ours donne envie de récidiver : le poulet yakitori au chou fumé à partager. Une bonne raison de faire une nouvelle expérience gustative !Lowlife, 178 stanton st NYC @lowlifeny  Site web

   
   
   
    
 
   
    
 
   
 

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