Lyle’s London, 1*

Le restaurant Lyle’s a fait son entrée dans la liste annexe du world50best (51-100 bests!) en juin dernier alors qu’il est aussi récompensé d’une étoile Michelin. Le jeune chef James Lowe fait partie de la team de Fergus Anderson, le chef de St Johns et St John’s bread and wines, autant dire un pilier du renouveau de la scène bistronomique londonienne. James Lowes propose une cuisine britannique de saison, un menu imposé qui change chaque jour. L’atmosphère est shoreditchienne en diable : ancien hangar industriel en face des pop up stores des containers boxes, sol en béton, murs en briques Manhattan blanches, zingueries, luminaires filaments, tables en bois brut, cuisine ouverte : tous les codes sont réunis et conformes à ce quartier posh et boheme-arty de Londres. Les assiettes sont typiquement bistronomiques. Ce soir-là, accueillis de manière très conviviale, nous avons dégusté un préliminaire qui m’a beaucoup plu, crackers en saveurs sucrées salées vraiment extra mais ne me demandez pas de quoi il s’agissait, je n’ai pas prêté attention au descriptif du serveur, ou plutôt si mais s’agissant de produits et condiments peu courants, je n’ai pas traduit, j’ai goûté à l’aveugle et waouw. Ensuite nous avons commencé par des mussels, lovage and brussels tops, c’était onctueux et léger, parfumé. Puis pumpkin, kale and whey butter donc courge rôtie, kale bon à la santé et sauce beurre blanc de petit-lait qui apportait une acidité lactique intéressante en contraste avec la rondeur du potiron. Le plat principal était du mouton noir au goût prononcé, brocoli, anchois et orge, donc très British et pas le genre de cuisine qui m’emballe habituellement mais ici c’était épuré et la viande était incroyablement tendre. En dessert, j’ai adoré : pommes en différentes textures (rôtie, crue, déshydratée) donc des saveurs plus ou moins douces ou acidulées, un crémeux malté lacté à la levure qui m’a rappelé cette saveur particulière que j’aime beaucoup et que j’ai déjà trouvé dans deux desserts chez Elsworth et au Cinq. Le chef est venu servir une des assiettes, le service est très causal et c’est une adresse dans laquelle on se sent bien, qui est d’ailleurs aussi un coffeeshop le matin (j’irai la prochaine fois, je suis certaine que c’est très chouette de siroter un latte avec un muffin en lisant la presse matinale). Décidément shoreditch ne manque pas de bonnes adresses, entre les restos, les coffeeshops, les concept store, les food trucks, les coiffeurs tatoués et le street art, c’est the place to be! J’ai séjourné à l’hôtel Andaz dans ce quartier et c’était un très bon choix.
Lyle’s London, shoreditch high street, Site web

  

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3 commentaires

  1. Déjeuner au Lyles il y a 9 mois, avant l’étoile. On est assez loin des standards bistronomiques parisiens au niveau rapport qualité prix. Ici, c’est clairement Londres et à moins de 50 euros/pers (le midi), n’espérez pas grand chose. L’ensemble se la joue gastro de manière caricaturale. Le trait est forcé, tant au niveau de l’assiette que de l’addition.

    • Bien d’accord sur la différence de standards Paris / Londres, et je ferais la même remarque avec NYC. Ici le dîner menu dégustation chez Lyle était à 49£. J’ai par contre trouvé The Clove Club, 1* également, très au dessus et plus proche des équivalents parisiens, avec une bistronomie plus creative et sophistiquée. Par contre, pour comparer encore, un déjeuner chez Frenchie Covent Garden à 60£ e/p/d (pas de formule déjeuner, carte uniquement!!!) vs le dîner dégustation à Paris qui pour le même prix est très au dessus.

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