San Francisco : tips pour découvrir la ville

San Francisco tips

Voici quelques tips concernant la ville de SF.

C’est la ville la plus chère des US, désormais devant NYC. La vie quotidienne est en effet très onéreuse : le moindre croissant est à 4$, les prix des restaurants sont élevés (d’autant qu’il faut rajouter 8% de taxes et 15 à 20% de service, comme partout aux US).

Les prix de l’hôtellerie sont à étudier avec ceci en tête : le retard et le manque d’infrastructures hôtelières par rapport au développement et à l’attractivité de la ville font que les prix sont plutôt élevés, pour un choix restreint et une qualité souvent médiocre. Pas ou peu de boutique-hotels à SF, un parc hôtelier assez vieillot. Les prix des chambres peuvent varier du simple au double ou plus, non pas tant en fonction des habituelles périodes touristiques mais selon le calendrier des congrès et conférences liés à l’activité de la Silicon Valley. J’y suis allée fin décembre / début janvier et au moment où j’ai réservé (septembre) les prix étaient dans la tranche basse alors qu’ils doublaient la 1ère semaine de janvier, puis baissaient de nouveau ensuite. Cette volatilité d’une semaine à l’autre est de mise toute l’année. J’ai séjourné à l’hôtel Grand Hyatt, privilégiant cette marque puisque je suis membre du programme de fidélité avec un statut qui permet de cumuler des points récompenses (au-delà de 10 nuits par an, 3 catégories de statuts). Au sein du groupe Hyatt, Grand Hyatt correspond au milieu de gamme. Il n’y a pas de Park Hyatt à SF, qui est celui où je séjourne à NYC. Donc peu de choix. L’hôtel est immense (attente aux ascenseurs aux heures de pointe!) et très standardisé, pas de rénovation récente mais tout à fait acceptable et surtout situé dans l’hyper centre Union Square d’où rayonnent les principaux axes de transport en commun. Mon conseil : ne pas casser sa tirelire pour l’hôtellerie à SF, qui n’en vaut pas la peine, contrairement à NYC qui propose une belle offre dans toutes les catégories.

Concernant les transports : il n’y a pas de métro à SF. Il y a le BART qui est l’équivalent de notre RER, c’est à dire un réseau régional qui dessert quelques arrêts sur un axe très limité dans SF intramuros. On paye selon le trajet, en achetant une carte que l’on crédite à sa guise. Donc on peut évaluer son utilisation durant un séjour et ajuster, ou payer trajet par trajet. Très pratique pour le trajet aéroport / centre-ville : pour moins de 10$ et 40mn environ. Entre la station Bart proche de l’aéroport et les différents terminaux, le AirTrain fait le relais. Dans San Francisco, le Bart est pratique pour aller de Union Square (hypercentre où sont concentrés tous les magasins et grands magasins – Macy’s, Saks, Bloomingdales, Nordstrom etc et même un décathlon parce que oui, et malheureusement, le style de la population est très « quechua ») au quartier Mission (hipster, street art, concentration de coffeeshops et eateries les plus chouettes) ou vers le front océanique (Ferry Building, centre commerçant sur la promenade et la Marina). On peut aussi le prendre pour aller à Berkeley : en 20mn on accède à Downtown Berkeley qui est un arrêt à 10mn à pied sur l’avenue principale de la ville où est situé Chez Panisse, le restaurant de la pionnière historique du farm to table en Californie, Alice Waters). Le Bart permet donc quelques déplacements rapides. Sinon, dans SF intra muros c’est le réseau MUNI (bus, tramways, cable cars) qui sillonne la ville avec une bonne cadence et une bonne densité, une étonnante rapidité aussi – il faut dire qu’en période de vacances la circulation est très fluide, mais les transports MUNI ont le plus souvent des couloirs réservés. On peut acheter des tickets ou – plus avantageux – une carte illimitée pour 7j, à 42$ en papier ou 39 sur l’appli qui est très pratique pour se géolocaliser, avoir le GPS transports en commun et le temps d’attente très précis des bus (cela fonctionne très bien). Par contre âmes sensibles s’abstenir : il y a beaucoup de SDF dans ces transports en commun). Uber ou Lyft sont donc une solution alternative qui fonctionne bien mieux que partout ailleurs : vraiment peu d’attente car beaucoup de San Franciscains utilisent leur véhicule personnel dans ces réseaux et la fluidité est très appréciable. En tous cas, les vieux tramways ont leur charme et les touristes se massent dans les cable cars historiques.

Pour me repérer dans la ville (ce n’est pas NYC et son quadrillage 😜) j’ai utilisé le Google Maps ou GPS de l’iPhone et c’est très très pratique pour les trajets en transports ou à pied. Mais : prévoir avant le départ une option internet aux US chez votre opérateur téléphonique car contrairement à NYC où l’on se connecte au wifi gratuit quasiment partout dans la ville (wifi municipal et cafés, restos, magasins qui offrent leur réseau) on trouve très peu de wifi à SF! Les coffeeshops qui le proposent se comptent sur les doigts de la main! Étonnant dans le fief de Apple et autres geek industries !

Toujours pour arpenter la ville : je suis une marcheuse urbaine (seulement urbaine, je ne mets pas un pied à la campagne !) invétérée et les distances ne me font pas peur. On peut tout à fait explorer San Francisco à pied, quartier par quartier, et c’est un bonheur car les espaces piétons sont larges, les façades des maisons magnifiques (à part quelques buildings qui font la skyline de l’hyper centre, la ville est faite de ces maisons colorées ou de petits immeubles), et la ville est silencieuse (l’essentiel du parc automobile semble électrique : rien à voir avec le vacarme permanent de NYC). Par contre : ça grimpe ! Et parfois avec une bonne pente, vu le nombre de collines de cette ville à la topologie si particulière, qui offre ainsi de multiples panoramas. Donc ne pas se fier aux distances apparentes sur le plan : une rue n’est peut-être pas très loin mais s’il faut monter et redescendre une colline pour y accéder, c’est déjà une autre histoire. Et aussi, la marche à pied suppose un temps sec, sinon, galère.

Le climat justement, parlons-en. Comme toujours, il n’est pas garanti. J’ai bénéficié de 8 jours de soleil dans un nuage fin décembre début janvier alors qu’il a plu toute la semaine précédente et toute la suivante. Et franchement, découvrir San Francisco sous la pluie, c’est la défaite : l’essentiel de ce qui fait le charme de cette ville est extérieur, c’est justement cette géographie singulière. Il faut aussi savoir que les mois d’été sont marqués par les caprices de Karl. Karl, c’est le nom donné au fog qui recouvre toute la partie basse de la ville autour du Golden Gate. Et qui se lève quand il a envie. Mais c’est vraiment charmant aussi! Ceci dit, cela explique qu’en été à SF, il fait « froid ». Sous le brouillard les températures peuvent chuter au dessous de 10 degrés et en journée elles ne dépassent guère 24. En période du nouvel an, matins frais à 5/8 degrés, après midi à 15. Attention aussi au vent océanique : c’est ce qui fait la différence de ressenti.

Bon à savoir : on se lève très tôt à SF ! Il y a 9h de décalage avec la France mais aussi 3h avec NYC et Washington qui, qu’on le veuille ou non, donnent le tempo de la journée américaine. Beaucoup de San Franciscains vivent quasiment à l’heure de l’est. Sans compter que le californian way of life est très « healthy » et « morning routine ». Et en conséquence – dans une ville d’ingénieurs – pas d’une élégance notoire! Look baskets et vestes fluo de cyclistes urbains de rigueur ! J’appelle ça « quechua », pour résumer, vous voyez ce que je veux dire.

En parlant de healthy life, SF est ultra écolo : pionnière aux US de toutes les pratiques innovantes en la matière, et ce bien avant que ce soit devenu tendance (voire une nouvelle religion). Avec un avantage dont je veux bien bénéficier : on mange très très bien (lire mes articles sur les restos et eateries). Peu de fast food industriels dans la ville et beaucoup de spots d’artisans plébiscités localement. Les ingrédients sont toujours sourcés avec exigence et puisés dans l’excellence de Napa et Sonoma valleys environnantes.

On mange très bien, mais très cher. La gentrification fulgurante de la ville a son revers : l’exclusion. Parlons des choses qui fâchent. Il y a un peu moins de 900000 habitants dans SF intra muros (7 millions dans l’agglomération). La ville compte 75 milliardaires et 7500 sans abri qui peuplent les trottoirs du centre-ville, déployant leurs tentes pour y dormir la nuit. C’est vraiment effrayant : nulle part je n’ai vu une telle concentration. Mais le pire, c’est que la plupart sont en proie à de graves déséquilibres psychiatriques, et beaucoup sont des junkies, qui se piquent à même le trottoir devant les grands magasins. Garrot, seringue, héroïne… on en voit en plein shoot à longueur de journée. C’est politiquement le problème n*1 de la ville et mieux vaut en être averti.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s